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Squatteurs chez moi (domicile ou logement vide) : la procédure d’évacuation accélérée

Agir aujourd’hui

N’entrez pas de force et ne coupez rien : c’est l’administration qui évacue. Aujourd’hui : plainte au commissariat ou à la gendarmerie pour violation de domicile, réunion des preuves de propriété ou de domicile (factures, avis d’imposition, attestation d’un voisin) et constat de l’occupation illicite par un officier de police judiciaire, le maire ou un commissaire de justice. Ensuite, demande écrite au préfet : il décide sous 48 heures et fixe le délai de départ.

Le préfet statue sous 48 heures ; la mise en demeure laisse au moins 24 heures (domicile) ou 7 jours (autre logement) avant l’évacuation forcée.

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  2. → Commissaire de justice (ex-huissier)

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  1. → Tribunal administratif

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  2. Préfet (procédure administrative) — Décision sous 48 h. · Gratuit (constat de commissaire de justice payant)
  3. Juge des contentieux de la protection — Hébergé, ancien locataire, ou refus du préfet. · Frais de commissaire de justice

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Comprendre mes droits et le pourquoi

Vos droits

  • Définition : squat = entrée dans le logement par manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, et maintien dans les lieux ; un locataire qui reste après le bail ou une personne hébergée qui refuse de partir ne sont pas des squatteurs (procédure judiciaire).
  • Étape 1 (demandeur : occupant du domicile, propriétaire, ou personne agissant pour eux) : plainte pour violation de domicile ; preuve que le logement est votre domicile ou votre propriété (factures, documents fiscaux, attestation de voisin) ; constat de l’occupation par un officier de police judiciaire, le maire ou un commissaire de justice (honoraires libres, devis préalable) ; conseil gratuit possible d’un avocat.
  • Si vous ne pouvez pas prouver la propriété (plus d’accès au logement), le préfet demande sous 72 heures à l’administration fiscale de lui indiquer le propriétaire.
  • Étape 2 : demande au préfet de département de mettre en demeure les squatteurs ; décision sous 48 heures (refus motivé) ; mise en demeure notifiée aux squatteurs, affichée en mairie et sur l’immeuble : délai d’au moins 24 heures pour un domicile, 7 jours minimum dans les autres cas ; à défaut de départ, évacuation forcée par la force publique.
  • Sanctions : entrée par effraction, menace ou contrainte dans une résidence principale ou secondaire meublée : 3 ans de prison et 45 000 € d’amende, et autant pour le maintien ; le fait de se faire justice soi‑même expose le propriétaire à des poursuites.
  • Voie judiciaire (cas exclus de la procédure administrative) : référé devant le juge des contentieux de la protection, assignation par commissaire de justice, puis expulsion.

Depuis la loi du 27 juillet 2023, l’évacuation d’un logement squatté (domicile ou non) passe par une procédure administrative rapide devant le préfet, sans jugement. Elle ne s’applique pas au locataire qui reste après la fin du bail ni à la personne hébergée qui refuse de partir : pour eux, la voie judiciaire reste nécessaire.

Conditions & exceptions

  • Squat = entrée par effraction/ruse + maintien.
  • Préfet : 48 h ; départ 24 h / 7 jours.
  • Hébergé ou locataire : juge.

Coûts

  • Plainte, demande au préfet : Gratuit
  • Constat par commissaire de justice : Honoraires libres (devis préalable)

Pièces à réunir

  • Récépissé de plainte
  • Preuves de propriété ou de domicile
  • Constat d’occupation

Erreurs à éviter

  • Changer la serrure ou couper l’eau soi-même : poursuites possibles contre vous.
  • Confondre squatteur et hébergé/locataire : mauvaise procédure.
  • Ne pas faire constater l’occupation avant de saisir le préfet.

Documents & courriers

Organismes

Sources officielles

Fiche v1, vérifiée le 2026-09-15 (relecture éditoriale en cours) · confiance 2/3 · juridiction FR. Signaler une erreur : contact.

Historique
  • 2026-09-15 — v1 : Création (lot 16, sources officielles vérifiées le 2026-09-15).
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