Salarié en CDD déclaré inapte par le médecin du travail : l’employeur doit chercher un reclassement (sauf mention d’inaptitude à tout emploi ou danger grave pour la santé) ; pendant le 1er mois suivant l’avis, pas de salaire ; sans reclassement au bout d’un mois, rupture anticipée possible selon la procédure de licenciement personnel (convocation, entretien, lettre), avec reprise du salaire jusqu’à la rupture ; indemnité de rupture au moins égale à l’indemnité légale (ou conventionnelle) de licenciement, doublée si l’inaptitude est d’origine professionnelle, proratisée si moins d’un an ; prime de précarité versée
À préparer ce mois-ci
Après l’avis d’inaptitude, exigez par écrit une recherche de reclassement ; si rien n’est proposé à 1 mois, le salaire doit reprendre jusqu’à la rupture, et vérifiez l’indemnité (légale, doublée si origine professionnelle) plus la prime de précarité.
Le mois sans salaire est légal ; au-delà, chaque jour non payé est dû.
0:00 / –:––
C’est exactement mon problème Mon cas est différent
Précisez votre cas — 3 questions, réponses par simple clic
À faire maintenant
Je suis bloqué ici
Cette semaine
Je suis bloqué ici
Je suis bloqué ici
Si ça bloque
Je suis bloqué ici
- Conseil de prud’hommes · Gratuit
Vos outils
Ma démarche
Progression enregistrée sur cet appareil uniquement (aucun compte, aucune donnée envoyée).
Comprendre mes droits et le pourquoi
Vos droits
- Reclassement obligatoire (sauf dispense mentionnée par le médecin).
- 1er mois non payé ; ensuite salaire repris jusqu’à la rupture.
- Rupture selon procédure de licenciement ; indemnité ≥ légale, doublée si professionnelle, prorata < 1 an ; prime de précarité due.
Inapte en CDD : un mois de recherche de reclassement, puis rupture indemnisée — précarité comprise.
Conditions & exceptions
- Reclassement.
- 1 mois.
- Indemnité + précarité.
Pièces à réunir
- Avis d’inaptitude
- Contrat CDD
- Bulletins de salaire
- Lettre de rupture
Erreurs à éviter
- Accepter de rester sans salaire au-delà d’un mois.
- Oublier la prime de précarité.
- Ne pas contester l’absence de reclassement.
Documents & courriers
Organismes
- Conseil de prud'hommes — Juridiction des litiges entre salarié et employeur
- Inspection du travail — Contrôle du respect du droit du travail, conseil aux salariés
Sources officielles
- Service-Public — L’employeur peut-il rompre de façon anticipée le CDD d’un salarié déclaré inapte ? (service-public.fr)
Fiche v1, vérifiée le 2026-09-17 (relecture éditoriale en cours) · confiance 2/3 · juridiction FR. Signaler une erreur : contact.
Historique
- 2026-09-17 — v1 : Création à partir des sources listées (Service-Public).
Savez-vous maintenant quoi faire ?
Recevoir la prochaine étape et un rappel par e-mail (facultatif)
Situations liées
- Déclaré inapte par le médecin du travail : reclassement, salaire repris après un mois, licenciement pour inaptitude
Datez l’avis d’inaptitude : à partir de là, l’employeur a un mois pour vous reclasser ou vous licencier, sinon votre salaire est dû à nouveau. Demandez par écrit les propositions de reclassement et, en cas de refus, ses motifs écrits.
Agir cette semaine
- Licencié pour inaptitude : quelles indemnités ? Origine non professionnelle — indemnité légale de licenciement (8 mois d’ancienneté), pas de préavis ni d’indemnité de préavis sauf convention, mais le préavis compte dans l’ancienneté ; origine professionnelle (accident du travail, maladie professionnelle) — indemnité spéciale au moins double de l’indemnité légale sans condition d’ancienneté + indemnité égale au préavis ; CDD rompu — indemnité de rupture + 10 % de précarité ; refus abusif de reclassement ; chômage possible
Vérifiez l’origine de l’inaptitude sur l’avis du médecin du travail (professionnelle ou non) et votre convention collective ; comparez le solde de tout compte avec l’indemnité attendue (double en cas d’origine professionnelle) et inscrivez-vous à France Travail dès la rupture.
À préparer ce mois-ci
- Un arrêt de travail ne prolonge pas un CDD : le contrat s’arrête à la date prévue, même en arrêt maladie, grossesse, accident du travail ou maladie professionnelle (exemple SP : fin prévue le 5 mars, arrêt le 21 février → fin le 5 mars) ; exception en accident du travail/maladie professionnelle : si le contrat contient une clause de renouvellement, l’employeur doit l’appliquer, sauf motif réel et sérieux sans lien (absence injustifiée) — s’il ne renouvelle pas sans motif, il doit une indemnité au moins égale aux salaires et avantages qui auraient été perçus jusqu’au terme du renouvellement
Regardez votre CDD : sans clause de renouvellement, il finit à la date prévue malgré l’arrêt ; avec une clause et un accident du travail, exigez le renouvellement ou l’indemnité équivalente aux salaires.
À préparer ce mois-ci
- Fin de CDD : prime de précarité d’au moins 10 % de la rémunération brute totale, sauf faute grave, rupture anticipée à mon initiative ou refus d’un CDI proposé ; due aussi en intérim (sauf faute grave) ; pas due (sauf convention collective) en contrat de professionnalisation, CUI-PEC, CAE, apprentissage, contrat d’usage, contrat étudiant de vacances et contrat saisonnier
Vérifiez sur votre solde de tout compte la ligne « indemnité de fin de contrat » (10 % du brut total) ; si elle manque et que votre contrat y ouvre droit, réclamez-la par écrit à l’employeur.
À préparer ce mois-ci
- Je reprends le travail après un arrêt : la visite médicale de reprise (obligatoire après 60 jours de maladie, 30 jours d’accident du travail, toute maladie professionnelle, congé maternité), organisée par l’employeur dans les 8 jours, visite de pré-reprise possible dès 30 jours d’arrêt, dispense depuis le 15 juin 2026
Si votre arrêt dépasse 30 jours, demandez dès maintenant une visite de pré-reprise au service de santé au travail (directement ou via votre médecin) ; à la reprise, vérifiez que l’employeur a programmé la visite de reprise dans les 8 jours et signalez-lui par écrit s’il ne le fait pas.
Agir cette semaine
Un autre problème ?
Décrivez-le avec vos mots : QueFaireSi vous dit quoi faire, dans l’ordre.