Faire constater ses blessures après des violences : certificat médical, ITT, UMJ
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Consultez rapidement un médecin (généraliste ou urgences) et demandez un certificat médical qui décrit précisément vos lésions et, si possible, l’ITT. Après une plainte, un examen dans une unité médico-judiciaire (UMJ) peut être ordonné sur réquisition des enquêteurs, les frais étant pris en charge comme frais de justice.
Les lésions s’atténuent vite : faites-les constater dans les jours qui suivent.
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Vos droits
- Le certificat médical comporte votre identité, la description des lésions et leurs conséquences, qui permettent au médecin de fixer l’incapacité totale de travail (ITT).
- L’ITT mesure la période pendant laquelle la victime ne peut pas accomplir les actes de la vie courante ; ce n’est pas un arrêt de travail et elle peut être fixée pour un enfant, une personne âgée ou une personne sans emploi.
- L’unité médico-judiciaire (UMJ), située à l’hôpital, examine les victimes, généralement sur réquisition après une plainte ; les frais sont pris en charge comme frais de justice.
Le certificat médical est souvent la pièce centrale d’un dossier de violences : il décrit les blessures et leurs conséquences.
Coûts
- : gratuit
Erreurs à éviter
- Confondre ITT et arrêt de travail.
- Jeter les vêtements ou les ordonnances.
Sources officielles
- Justice.fr — Je suis victime (justice.fr)
- Service-Public.fr — Porter plainte (service-public.gouv.fr)
Fiche v1, vérifiée le 2026-10-08 · confiance 3/3 · juridiction france. Signaler une erreur : contact.
Historique
- 2026-10-08 — v1 : Création (cluster manifestation_droits), règles vérifiées sur Service-Public, Légifrance, Défenseur des droits, CNIL, ministère de l’Intérieur.
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Situations liées
- Blessé pendant une manifestation (LBD, grenade, gaz, coup) : que faire ?
Si la blessure est sérieuse (tête, yeux, saignement, gêne respiratoire qui persiste), appelez le 15 ou le 112. Ensuite, faites constater vos blessures par un médecin (certificat médical détaillé), gardez photos, vêtements et noms des témoins, et déposez plainte : c’est gratuit et possible dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie.
Agir aujourd’hui
- Conserver les preuves après un incident : photos, vidéos, témoins, vidéosurveillance
Sauvegardez immédiatement vos photos et vidéos originales (sans les modifier), notez date, heure et lieu précis, relevez les coordonnées des témoins. Les images de vidéoprotection de la voie publique ne sont conservées qu’un mois au maximum : signalez sans tarder leur existence dans votre plainte et exercez votre droit d’accès aux images sur lesquelles vous apparaissez.
Agir cette semaine
- Violences d’un policier ou d’un gendarme : plainte, IGPN/IGGN, Défenseur des droits
Faites constater vos blessures par un médecin, conservez les preuves, puis déposez plainte (commissariat, gendarmerie ou courrier au procureur de la République). Vous pouvez en plus signaler les faits à l’IGPN (police nationale) ou à l’IGGN (gendarmerie) et saisir le Défenseur des droits : ces démarches sont gratuites et cumulables.
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