Blessé pendant une manifestation (LBD, grenade, gaz, coup) : que faire ?
Agir aujourd’hui
Si la blessure est sérieuse (tête, yeux, saignement, gêne respiratoire qui persiste), appelez le 15 ou le 112. Ensuite, faites constater vos blessures par un médecin (certificat médical détaillé), gardez photos, vêtements et noms des témoins, et déposez plainte : c’est gratuit et possible dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie.
Les preuves disparaissent vite : les images de vidéoprotection sur la voie publique ne sont conservées qu’un mois au maximum.
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Comprendre mes droits et le pourquoi
Vos droits
- Vous pouvez porter plainte dans le commissariat ou la gendarmerie de votre choix ; les services sont obligés d’enregistrer la plainte. Vous pouvez aussi écrire au procureur de la République du lieu des faits.
- Un certificat médical décrit vos lésions et peut fixer une incapacité totale de travail (ITT), qui mesure votre incapacité à accomplir les actes de la vie courante. Après une plainte, un examen dans une unité médico-judiciaire (UMJ) peut être ordonné sur réquisition, ses frais étant pris en charge comme frais de justice.
- Si la blessure implique un policier ou un gendarme, vous pouvez en plus faire un signalement à l’IGPN (police nationale) ou à l’IGGN (gendarmerie) et saisir le Défenseur des droits. Un signalement n’est pas une plainte.
- Le délai pour porter plainte (prescription) est en principe de 6 ans pour un délit et 1 an pour une contravention : n’attendez pas, les preuves s’effacent.
Être blessé lors d’une manifestation, quelle qu’en soit la cause (projectile, grenade, gaz lacrymogène, chute, coup, intervention des forces de l’ordre ou d’un autre manifestant), ouvre les mêmes réflexes : se soigner, faire constater, conserver les preuves, puis choisir la ou les démarches adaptées. Ces démarches ne dépendent pas de votre opinion ni du motif de la manifestation.
Coûts
- : gratuit
Pièces à réunir
- pièce d’identité
- certificat médical
- photos et vidéos originales
- coordonnées des témoins
Erreurs à éviter
- Attendre plusieurs semaines avant de consulter un médecin : les lésions ne sont plus constatables.
- Retoucher, recadrer ou filtrer une photo ou une vidéo : conservez toujours le fichier original.
- Croire qu’un signalement IGPN vaut plainte : ce n’est pas le cas.
Organismes
- Commissariat ou brigade de gendarmerie — Dépôt de plainte, déclaration de vol, main courante (17 en urgence)
- Défenseur des droits — Aide face à une administration ou un service public
- France Victimes — 116 006 — Écoute, accompagnement et aide juridique gratuits pour les victimes d'infraction
Sources officielles
- Service-Public.fr — Porter plainte (service-public.gouv.fr)
- Service-Public.fr — Litige avec les forces de l’ordre : quels recours ? (service-public.gouv.fr)
- Justice.fr — Je suis victime (justice.fr)
- CNIL — La vidéoprotection sur la voie publique (cnil.fr)
Fiche v1, vérifiée le 2026-10-08 · confiance 3/3 · juridiction france. Signaler une erreur : contact.
Historique
- 2026-10-08 — v1 : Création (cluster manifestation_droits), règles vérifiées sur Service-Public, Légifrance, Défenseur des droits, CNIL, ministère de l’Intérieur.
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Situations liées
- Faire constater ses blessures après des violences : certificat médical, ITT, UMJ
Consultez rapidement un médecin (généraliste ou urgences) et demandez un certificat médical qui décrit précisément vos lésions et, si possible, l’ITT. Après une plainte, un examen dans une unité médico-judiciaire (UMJ) peut être ordonné sur réquisition des enquêteurs, les frais étant pris en charge comme frais de justice.
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- Porter plainte : comment faire en pratique
En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112. Sinon, conservez vos preuves et rendez-vous dans le commissariat ou la gendarmerie de votre choix : vous n’êtes pas limité au lieu de votre domicile. Pour une arnaque sur internet, vérifiez sur Service Public si votre cas est éligible à THESEE.
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- Conserver les preuves après un incident : photos, vidéos, témoins, vidéosurveillance
Sauvegardez immédiatement vos photos et vidéos originales (sans les modifier), notez date, heure et lieu précis, relevez les coordonnées des témoins. Les images de vidéoprotection de la voie publique ne sont conservées qu’un mois au maximum : signalez sans tarder leur existence dans votre plainte et exercez votre droit d’accès aux images sur lesquelles vous apparaissez.
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- Violences d’un policier ou d’un gendarme : plainte, IGPN/IGGN, Défenseur des droits
Faites constater vos blessures par un médecin, conservez les preuves, puis déposez plainte (commissariat, gendarmerie ou courrier au procureur de la République). Vous pouvez en plus signaler les faits à l’IGPN (police nationale) ou à l’IGGN (gendarmerie) et saisir le Défenseur des droits : ces démarches sont gratuites et cumulables.
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Aussi dans :Manifestation : vos droits et démarches
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