Divorce ou séparation de corps : la séparation de corps maintient le mariage (fidélité, secours — pension alimentaire possible pendant et après —, mais plus de cohabitation), passe au régime de séparation de biens après liquidation, conserve le nom d’usage et la qualité d’héritier (renonçable par consentement mutuel), sans prestation compensatoire, sans remariage ni Pacs ; le divorce dissout tout : fin des devoirs, prestation compensatoire possible, perte du nom sauf accord ou juge, plus d’héritage, remariage et Pacs libres
Choisissez selon vos priorités : conserver le mariage, le nom, l’héritage et une pension de secours durable (séparation de corps), ou tout rompre et pouvoir vous remarier avec une éventuelle prestation compensatoire (divorce) ; parlez-en à un avocat.
La séparation de corps n’ouvre pas de prestation compensatoire mais laisse l’époux héritier.
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Vos droits
- Divorce : mariage dissous, fin des devoirs, prestation compensatoire possible, liquidation, perte du nom (sauf accord/juge), plus d’héritage, remariage/Pacs.
- Séparation de corps : mariage maintenu, devoirs sauf cohabitation, pension de secours pendant et après, pas de prestation compensatoire, passage en séparation de biens, nom conservé, héritier (renonçable), ni remariage ni Pacs.
Se séparer sans divorcer, c’est rester marié — avec ses devoirs, son nom et son héritage.
Conditions & exceptions
- Mariage maintenu ou dissous.
- Pension vs prestation.
- Héritage.
Pièces à réunir
- Livret de famille
- Contrat de mariage
- Relevé du patrimoine
Erreurs à éviter
- Croire que la séparation de corps permet de se pacser.
- Attendre une prestation compensatoire en séparation de corps.
- Oublier que l’époux séparé de corps hérite.
Organismes
- Tribunal judiciaire (juge des contentieux de la protection) — Juge compétent pour les litiges locatifs et de consommation
- Notaire — Succession : acte de notoriété, déclaration, partage ; annuaire officiel
Sources officielles
- Service-Public — Divorce et séparation de corps : quelles différences ? (service-public.fr)
Fiche v1, vérifiée le 2026-09-16 (relecture éditoriale en cours) · confiance 2/3 · juridiction FR. Signaler une erreur : contact.
Historique
- 2026-09-16 — v1 : Création à partir des sources listées (Service-Public).
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Situations liées
- Changer de type de divorce en cours de route (« passerelle ») : du judiciaire vers le consentement mutuel à tout moment, même en appel, si accord total (convention rédigée par les avocats, homologuée par le JAF seulement si un enfant mineur demande à être entendu, sinon enregistrée chez un notaire) — impossible pour un majeur protégé ; du consentement mutuel vers le judiciaire si l’amiable échoue (accepté, altération du lien, faute) ; entre divorces judiciaires : toujours vers le divorce accepté, jamais vers l’altération du lien, vers la faute seulement par demande reconventionnelle de l’autre époux
Si vous êtes désormais d’accord sur tout, demandez à vos avocats de basculer en consentement mutuel (convention chez le notaire, ou homologation si un enfant veut être entendu) ; si l’amiable a échoué, choisissez la procédure judiciaire adaptée avec votre avocat.
- Divorcer : par où commencer, quelle procédure, et si l'autre refuse ?
Si vous êtes d'accord sur tout (enfants, argent, logement), le divorce par consentement mutuel se fait sans juge : chaque époux prend un avocat, la convention est signée après 15 jours de réflexion puis déposée chez un notaire. Si l'autre refuse de divorcer, vous pouvez quand même divorcer : après 1 an de séparation, le juge prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal. Dans tous les cas, l'avocat est obligatoire ; l'aide juridictionnelle peut le payer.
Agir cette semaine
- Mon époux ou mon épouse a quitté le domicile conjugal : faire constater l’abandon (attestations de témoins datées et signées avec pièce d’identité, constat de commissaire de justice, main courante) pour un divorce pour altération du lien ou pour faute ; en cas de violences, celui qui part doit porter plainte
Faites établir rapidement des attestations de témoins (modèle officiel, pièce d’identité jointe) et déposez une main courante datant le départ ; si vous envisagez le divorce, consultez un avocat pour choisir la procédure (altération du lien, faute).
À préparer ce mois-ci
- Nous nous séparons sans divorcer (ou en attendant) : CAF, impôts, enfants, logement
Déclarez la séparation à la CAF depuis Mon Compte dès le mois du départ (situation « séparé », adresse, enfants à charge) et aux impôts dans les 60 jours via « Gérer mon prélèvement à la source ». Gardez une preuve de la séparation (main courante d’abandon du domicile, bail ou attestation d’hébergement à une nouvelle adresse). Sans accord sur les enfants ou la pension, saisissez le juge aux affaires familiales (formulaire, sans avocat obligatoire).
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