J’ai une OQTF et je veux rentrer dans mon pays : l’aide au retour et à la réinsertion de l’OFII (voyage pris en charge, allocation jusqu’à 1 200 € si demandée dans le mois — 600 € entre 2 et 4 mois, 400 € après ; 300/150/0 € pour les pays dispensés de visa ; + 150 € avec document de voyage), conditions (3 mois en France, retour volontaire au pays d’origine)
Agir aujourd’hui
Si vous envisagez le retour, contactez la direction territoriale de l’OFII sans attendre : l’allocation est maximale si la demande est validée dans le mois suivant la notification de l’OQTF ; avant de décider, faites vérifier par un avocat ou une association si un recours contre l’OQTF ou une régularisation est possible.
Le montant chute après 1 mois puis après 4 mois ; le recours contre l’OQTF a lui aussi des délais courts.
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- Recours contre l’OQTF — Tribunal administratif, délais très courts. · Aide juridictionnelle
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Comprendre mes droits et le pourquoi
Vos droits
- Bénéficiaires : étranger en situation irrégulière sous OQTF au moment du départ, ou ressortissant d’un pays ayant signé avant le 5/12/2025 un accord de réinsertion ; 3 mois consécutifs de résidence en France ; retour volontaire vers le pays d’origine uniquement.
- Aide au retour : préparation du voyage, transport jusqu’au pays d’origine, allocation forfaitaire incitative unique et dégressive : 1 200 / 600 / 400 € (1er mois / 2-4 mois / au-delà) ; pays tiers dispensés de visa, Biélorussie, Kosovo : 300 / 150 / 0 € ; + 150 € avec document de voyage ; majorations possibles (2 200 € dans des cas définis, ou décision OFII/préfet).
- Aide à la réinsertion : sociale, par l’emploi (formation possible) ou par la création d’entreprise (projet viable sélectionné) ; en complément ou seule.
- Exclus : UE, Suisse, Andorre, Monaco, Saint-Marin, Vatican ; pays dispensés de visa : pas de réinsertion si OQTF > 4 mois, allocation et réinsertion conditionnées à une interdiction de retour ; Mayotte : règles spécifiques.
- Demande : présentation du projet à un conseiller OFII (direction territoriale) ; le retour aidé n’efface pas une éventuelle interdiction de retour.
Un retour choisi plutôt que subi : voyage payé, une allocation qui baisse avec le temps, et un projet de réinsertion possible.
Conditions & exceptions
- OQTF + 3 mois.
- 1 200 / 600 / 400 €.
- Retour au pays d’origine.
Pièces à réunir
- Notification de l’OQTF
- Preuve de résidence en France depuis 3 mois
- Passeport ou document de voyage
- Projet de réinsertion
Erreurs à éviter
- Demander l’aide sans avoir vérifié les recours possibles contre l’OQTF.
- Laisser passer le premier mois : l’allocation passe de 1 200 à 600 €.
- Vouloir partir vers un autre pays que le pays d’origine : impossible.
Organismes
- Consulat ou ambassade de France — Visas, état civil et démarches des Français à l'étranger
- Tribunal administratif — Recours contre une décision du préfet (permis, titre de séjour) ou DALO
Sources officielles
- Service-Public — Qu’est-ce que l’aide au retour et à la réinsertion ? (service-public.fr)
Fiche v1, vérifiée le 2026-09-16 (relecture éditoriale en cours) · confiance 2/3 · juridiction FR. Signaler une erreur : contact.
Historique
- 2026-09-16 — v1 : Création à partir des sources listées (Service-Public).
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Situations liées
- Aide juridictionnelle : y ai-je droit et comment la demander ?
Regardez votre revenu fiscal de référence sur votre dernier avis d'imposition : s'il ne dépasse pas 12 957 € (personne seule) et que votre patrimoine reste sous les plafonds, l'État peut payer 100 % de votre avocat et des frais de justice ; entre 12 958 € et 19 433 €, une prise en charge partielle (55 % ou 25 %) est possible. Faites la demande avant d'engager des frais : ce qui est payé avant la décision n'est pas remboursé.
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- Je suis arrêté (ou un proche est détenu) à l’étranger : consulat, avocat, droits, transfèrement en France
Demandez immédiatement à contacter le consulat de France ; les proches en France appellent l’ambassade/consulat ou le Bureau de la protection des détenus, et cherchent un avocat local (aide juridictionnelle locale parfois possible).
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- La préfecture refuse d’enregistrer mon dossier de titre de séjour (ou aucun rendez-vous n’est possible) : recours gracieux, recours hiérarchique, Défenseur des droits
Constituez la preuve du blocage (captures d’écran datées des tentatives de rendez-vous, récépissés, courriers), puis envoyez un recours gracieux motivé au préfet en recommandé avec vos justificatifs ; doublez-le d’un recours hiérarchique au ministère si nécessaire.
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- Renouveler son titre de séjour : quand, où, combien, et si la préfecture ne répond pas
Déposez votre demande de renouvellement sur l'ANEF (administration‑etrangers‑en‑france.interieur.gouv.fr) au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant la fin de validité de votre titre : vous recevez immédiatement une attestation de dépôt, puis, si le dossier est complet et déposé dans les délais, une attestation de prolongation d'instruction (3 mois, renouvelée tant que la décision n'est pas prise) qui maintient votre droit au séjour et au travail.
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- Étranger gravement malade en France : carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » pour soins si résidence habituelle en France (justifiée depuis au moins 1 an), état nécessitant une prise en charge sans laquelle la santé deviendrait critique, traitement inaccessible dans le pays d’origine, pas de menace à l’ordre public — possible même en situation irrégulière (refus possible après OQTF non respectée ou faits graves) ; demande sur l’ANEF avec certificat médical transmis à l’OFII sous 1 mois (3 mois pour un demandeur d’asile), rapport puis avis du collège de médecins de l’OFII, attestation de prolongation d’instruction, décision du préfet
Déposez la demande sur l’ANEF avec les justificatifs d’un an de résidence, faites remplir le certificat médical par votre médecin et transmettez-le à l’OFII dans le mois ; répondez sous 15 jours à toute demande du médecin de l’OFII, sinon la prolongation d’instruction est refusée.
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