Abandon de poste : que se passe-t-il et comment réagir ?
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Si vous avez reçu une mise en demeure de reprendre le travail, répondez par écrit avant la date fixée (15 jours minimum) : reprenez, ou justifiez votre absence (maladie, droit de retrait, grève, non-paiement du salaire…).
Sans reprise ni justification à l'échéance de la mise en demeure, vous êtes présumé démissionnaire — et sans allocation chômage.
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- Conseil de prud'hommes — Contestation de la présomption de démission ; jugement sous 1 mois. · Gratuit
Vos outils
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Comprendre mes droits et le pourquoi
Vos droits
- L'employeur qui constate une absence injustifiée peut vous mettre en demeure (recommandé ou remise contre décharge) de reprendre le poste, avec un délai d'au moins 15 jours.
- Si vous ne reprenez pas et ne justifiez pas votre absence dans ce délai, vous êtes présumé démissionnaire : pas d'ARE, préavis dû en principe.
- Motifs légitimes qui écartent la présomption : raisons médicales, droit de retrait, droit de grève, refus d'une instruction illégale, modification du contrat imposée par l'employeur, non-paiement du salaire.
- Vous pouvez contester la présomption devant le conseil de prud'hommes, qui statue sous 1 mois.
L'abandon de poste n'est plus une voie vers le licenciement et le chômage : la loi de 2022 et le décret de 2023 créent une présomption de démission après mise en demeure restée sans effet.
Conditions & exceptions
- Présomption de démission : décret d'avril 2023 ; l'employeur n'est pas obligé de l'utiliser (il peut licencier pour faute).
- Le préavis de démission reste dû, sauf dispense.
Coûts
- Réponse, prud'hommes : Gratuit
Pièces à réunir
- Mise en demeure reçue
- Justificatifs du motif (arrêt de travail, courriers, bulletins)
- Contrat de travail
Erreurs à éviter
- Ne pas répondre à la mise en demeure.
- Croire que l'abandon de poste mène au licenciement et au chômage (ce n'est plus le cas depuis 2023).
- Partir sans envoyer l'arrêt maladie qui justifiait l'absence.
Documents & courriers
Organismes
- Conseil de prud'hommes — Juridiction des litiges entre salarié et employeur
- Inspection du travail — Contrôle du respect du droit du travail, conseil aux salariés
- France Travail — Inscription, allocation chômage (ARE), accompagnement
Sources officielles
- Code du travail numérique — Abandon de poste (code.travail.gouv.fr, lien contrôlé le 2026-09-15)
- Service-Public — Rupture du CDI (service-public.fr, lien contrôlé le 2026-09-15)
Fiche v1, vérifiée le 2026-09-15 (relecture éditoriale en cours) · confiance 2/3 · juridiction FR. Signaler une erreur : contact.
Historique
- 2026-09-15 — v1 : Création (sources officielles vérifiées le jour même).
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Recevoir la prochaine étape et un rappel par e-mail (facultatif)
Situations liées
- Je viens d'être licencié et je veux contester
Notez la date de réception de la lettre : 15 jours pour demander les motifs précis, 12 mois pour saisir les prud'hommes. Inscrivez-vous à France Travail dès la fin du contrat.
Agir aujourd’hui
- Je veux démissionner : préavis, formalités et droit au chômage
Ne démissionnez pas avant d'avoir vérifié votre cas : démission légitime, projet de reconversion validé ou rupture conventionnelle sont les seules voies vers le chômage.
À préparer ce mois-ci
- S'inscrire à France Travail et ouvrir ses droits au chômage
Inscrivez-vous en ligne sur francetravail.fr (« M'inscrire ») dès le lendemain de la fin de votre contrat : l'indemnisation ne démarre pas avant l'inscription, et vous avez au plus 12 mois après la fin du contrat pour vous inscrire. Préparez l'attestation employeur (transmise par l'employeur), une pièce d'identité et un RIB ; la demande d'allocation se fait en même temps.
Agir aujourd’hui
- Rupture conventionnelle : délais, indemnité, rétractation et chômage
Ne signez rien sous pression : après la signature, vous avez 15 jours calendaires pour vous rétracter, et l'indemnité ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement.
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