On m’a insulté (en public, sur internet, en privé) : injure publique ou non publique, plainte sous 3 mois, sanctions
Agir aujourd’hui
Conservez les preuves (captures datées, témoins), signalez le contenu s’il est en ligne et déposez plainte avant 3 mois.
3 mois (1 an si discriminatoire).
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Comprendre mes droits et le pourquoi
Vos droits
- Injure : expression outrageante ou terme de mépris sans fait précis ; distinguée de la diffamation (qui impute un fait).
- Publique : 12 000 € d’amende (peines aggravées si raciste, sexiste, LGBTphobe, envers une personne handicapée ou une autorité publique) ; non publique : 38 € d’amende, majorée en cas de caractère discriminatoire.
- Délai : plainte ou citation directe dans les 3 mois (1 an si caractère discriminatoire) ; plainte contre X possible.
- Défense : excuse de provocation si l’injure répond à une provocation.
- Contenus en ligne : signalement à la plateforme, PHAROS ; harcèlement répété : voir cyberharcèlement.
Une insulte n’est pas « rien » : c’est une infraction, à condition d’agir sous 3 mois.
Conditions & exceptions
- Sans fait précis.
- 3 mois.
- 12 000 € / 38 €.
Pièces à réunir
- Captures d’écran / messages
- Témoignages
Erreurs à éviter
- Répondre par une insulte (excuse de provocation pour l’autre).
- Laisser passer 3 mois.
- Supprimer les messages avant de les sauvegarder.
Organismes
- Commissariat ou brigade de gendarmerie — Dépôt de plainte, déclaration de vol, main courante (17 en urgence)
- Conciliateur de justice — Règlement amiable gratuit d'un litige civil
- France Victimes — 116 006 — Écoute, accompagnement et aide juridique gratuits pour les victimes d'infraction
Sources officielles
- Service-Public — Injure (service-public.fr, lien contrôlé le 2026-10-31)
Fiche v1, vérifiée le 2026-09-16 (relecture éditoriale en cours) · confiance 2/3 · juridiction FR. Signaler une erreur : contact.
Historique
- 2026-09-16 — v1 : Création à partir des sources listées (Service-Public).
Recevoir la prochaine étape et un rappel par e-mail (facultatif)
Situations liées
- Bruits de voisinage (aboiements, fêtes, bricolage) : faire cesser le trouble étape par étape
S’il est possible de dialoguer sans danger, expliquez le trouble au voisin, puis écrivez avec dates et nature du bruit. Prévenez le syndic ou bailleur et faites constater si nécessaire. Avant le juge, vérifiez la tentative amiable requise et ses exceptions.
À préparer ce mois-ci
- Cyberharcèlement (insultes, menaces, photos diffusées) : que faire ?
Ne répondez pas et ne supprimez rien avant d'avoir fait des captures d'écran datées (messages, profils, URL). Ensuite bloquez et signalez les comptes à la plateforme, appelez le 3018 si vous êtes jeune ou si un mineur est concerné (retrait rapide des contenus), et portez plainte.
Agir cette semaine
- On raconte des mensonges sur moi (diffamation, y compris sur internet) : plainte sous 3 mois, retrait du contenu, amende de 12 000 €
Faites des captures d’écran datées (URL visible) ou réunissez des témoins, signalez le contenu à la plateforme, puis déposez plainte avant l’expiration des 3 mois.
Agir aujourd’hui
- Menaces, insultes, intimidations (voisin, ex, inconnu) : preuves, main courante ou plainte
Ne répondez pas aux provocations et conservez tout : captures d’écran datées, messages vocaux, témoins, certificat médical si vous êtes atteint. Danger immédiat : 17. Sinon, allez au commissariat ou à la gendarmerie : main courante pour dater les faits (départ du conjoint, harcèlement de voisinage, menaces sans preuve) ou plainte si vous voulez des poursuites — pour une injure, dans les 3 mois. Le 116 006 (gratuit) vous oriente.
Agir aujourd’hui
- Signaler un contenu illégal sur internet (apologie du terrorisme, menaces, incitation à la violence, discrimination, pédopornographie, proposition sexuelle à un mineur, trafic, cruauté animale, annonce de suicide) : à l’hébergeur ou à la plateforme (retrait ou blocage, signalement au procureur) et/ou à la police via PHAROS (contenus publics, jamais l’urgence : 17/15/18) ; injure, diffamation ou message privé : commissariat ou gendarmerie ; programme en replay ou VOD : Arcom
Urgence (infraction en cours, menace de suicide) : 17, 15 ou 18 ; sinon capturez le contenu (URL, captures datées), signalez-le à la plateforme via son outil et, si c’est un contenu public relevant de PHAROS, déposez le signalement sur internet-signalement.gouv.fr ; injure/diffamation ou message privé : commissariat ou gendarmerie.
Agir cette semaine
- Victime ou témoin de racisme : identifier l’infraction (discrimination, injure, diffamation, incitation à la haine, violences — le mobile raciste aggrave la peine : une menace de mort passe de 3 ans et 45 000 € à 6 ans et 90 000 €), rassembler des preuves datées (captures, mails, enregistrements, testing, témoins, certificat médical), se faire aider gratuitement par une association, signaler (PHAROS en ligne, police, Défenseur des droits au 3928 pour une discrimination — médiation, transaction ou action en justice), puis porter plainte au commissariat (enregistrement obligatoire) ou auprès du procureur ; urgence : Samu, Police secours
Mettez-vous en sécurité (17 en cas d’agression), conservez toutes les preuves datées, contactez une association antiraciste, puis déposez plainte au commissariat — et, pour une discrimination, saisissez le Défenseur des droits au 3928.
Agir cette semaine
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