Faire respecter mes volontés après ma mort : exécuteur testamentaire (héritier, ami, notaire… désigné par testament ou acte daté et signé, missions de la surveillance à l’exécution — inventaire, vente de meubles, paiement des dettes, partage —, 2 ans prolongeables d’1 an par le juge, compte rendu sous 6 mois, gratuit hors frais) ou mandataire à effet posthume (administrer tout ou partie de la succession dans l’intérêt sérieux et légitime d’un héritier ou du patrimoine — héritier vulnérable, patrimoine complexe —, toute personne sauf le notaire de la succession)
Choisissez la formule : exécuteur testamentaire pour veiller à l’application du testament (désignation simple, même par acte séparé) ou mandat à effet posthume pour gérer les biens d’un héritier vulnérable ou une entreprise — dans ce cas, voyez le notaire.
Sans exécuteur, personne n’est chargé de faire appliquer vos volontés.
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Comprendre mes droits et le pourquoi
Vos droits
- Exécuteur testamentaire : missions au choix, toute personne, testament ou acte séparé, 2 ans (+1 par le juge), compte rendu 6 mois, gratuit hors frais.
- Mandataire à effet posthume : administration de la succession dans un intérêt sérieux et légitime (héritier vulnérable, patrimoine complexe), toute personne sauf le notaire de la succession.
Un exécuteur veille sur le testament, un mandataire posthume gère les biens : à vous de désigner.
Conditions & exceptions
- Exécuteur : 2 ans.
- Mandat posthume : intérêt sérieux.
Pièces à réunir
- Testament
- Acte de désignation
- Accord de la personne
Erreurs à éviter
- Désigner le notaire de la succession comme mandataire posthume.
- Ne pas préciser les missions de l’exécuteur.
- Oublier que l’exécuteur doit rendre des comptes.
Organismes
- Notaire — Succession : acte de notoriété, déclaration, partage ; annuaire officiel
Sources officielles
- Service-Public — Peut-on désigner une personne pour gérer sa future succession ? (service-public.fr)
Fiche v1, vérifiée le 2026-09-16 (relecture éditoriale en cours) · confiance 2/3 · juridiction FR. Signaler une erreur : contact.
Historique
- 2026-09-16 — v1 : Création à partir des sources listées (Service-Public).
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Situations liées
- Qui s’occupera de mon enfant si je meurs ? Désigner un tuteur par testament ou par déclaration spéciale devant notaire (frais) : si l’autre parent vit, il devient administrateur légal ; si les deux parents meurent (ou le parent seul titulaire de l’autorité), une tutelle s’ouvre et le conseil de famille doit respecter la personne désignée sauf intérêt contraire de l’enfant ; obtenir son accord avant ; mandataire possible pour protéger ses intérêts
Choisissez la personne, obtenez son accord, puis inscrivez sa désignation dans un testament (ou une déclaration devant notaire) en précisant ses coordonnées et, si vous le souhaitez, un mandataire pour les biens de l’enfant.
- Testament : le rédiger valablement, le retrouver, le modifier ou le contester
Pour rédiger : écrivez tout à la main, datez précisément et signez ; ne dépassez pas la quotité disponible si vous avez des enfants. Pour retrouver un testament après un décès : demandez au notaire d’interroger le fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV). Pour contester : réunissez les preuves (écriture, date, état du testateur, atteinte à la réserve) et consultez un notaire ou un avocat avant toute action.
À préparer ce mois-ci
- Protéger un proche qui ne peut plus gérer seul : tutelle, curatelle, habilitation familiale
Si un parent ou un proche n'est plus en mesure de gérer ses affaires (maladie, handicap, grand âge), la demande se fait par requête au juge des contentieux de la protection (tribunal du lieu de résidence de la personne), obligatoirement accompagnée d'un certificat médical circonstancié établi par un médecin agréé par le procureur (192 €). Le juge choisit la mesure la moins contraignante : habilitation familiale ou curatelle avant tutelle.
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